Voici quelques images qui ne traduisent évidemment pas la beauté réelle de l'endroit. Dison qu'on a déjà vu pire comme décor pour un workshop! Mais tout de même, quelle semaine éprouvante pour mon estime personnelle! Certains membres du groupe n'étaient pas nécessairement contents de ma présence et certains me l'ont fait sentir... Il faut dire que ce centre de conférence (photo de droite) appartient à la famille Rockefeller et très peu de gens peuvent se vanter d'y avoir été invités. Nous étions 25, quatre pays représentés (Brésil, Australie, Afrique du Sud). Chaque personne a été judicieusement sélectionnée pour sa potentielle contribution à une collaboration internationale pour un futur projet de recherche. Comme je suis au doctorat et que je n'ai même pas encore fait ma collecte de données, ma principale contribution aura été de sourire... mon dieu, jamais dans ma vie je n'ai eu à ce point l'impression d'être un imposteur. Mais bon, être un i
Quatre mois en Angleterre, loin de ma famille et de mes amis...voici le moyen de garder le contact!
dimanche 18 décembre 2011
Un imposteur à Bellagio
Voici quelques images qui ne traduisent évidemment pas la beauté réelle de l'endroit. Dison qu'on a déjà vu pire comme décor pour un workshop! Mais tout de même, quelle semaine éprouvante pour mon estime personnelle! Certains membres du groupe n'étaient pas nécessairement contents de ma présence et certains me l'ont fait sentir... Il faut dire que ce centre de conférence (photo de droite) appartient à la famille Rockefeller et très peu de gens peuvent se vanter d'y avoir été invités. Nous étions 25, quatre pays représentés (Brésil, Australie, Afrique du Sud). Chaque personne a été judicieusement sélectionnée pour sa potentielle contribution à une collaboration internationale pour un futur projet de recherche. Comme je suis au doctorat et que je n'ai même pas encore fait ma collecte de données, ma principale contribution aura été de sourire... mon dieu, jamais dans ma vie je n'ai eu à ce point l'impression d'être un imposteur. Mais bon, être un i
Quelques signes qui m’informent que je ne suis pas en France...
À titre d’exercice de fin de stage et comme l’Angleterre et la France sont des nations indissociables de ce que nous sommes chers Québécois, je me suis amusée à faire une petite liste des signes qui m’indiquent que je ne suis pas en France… Sortez votre deuxième degré, je vais procéder à coup de gros clichés! Je pense que je peux dire que j’ai réussi à cerner les particularités de la culture British. Déjà là, on a une différence majeure avec la France : en France les particularités françaises s’imposent, en Angleterre il faut porter attention…
1. LANGUE : On ne me reprend pas sur mon Anglais! Alors qu’il y aurait vraiment de quoi à intervenir! En France je n’ai pas eu cette chance, ho que non! Sans aucun malaise, à plusieurs reprises nombre de Français m’ont indiqué ma méconnaissance de ma langue. Le problème, c’est que je ne parle pas français, je parle québécois. Mon amie Carmen qui est linguiste m’a vivement éclairée sur la question des langues et leurs variations (fascinant), je suis plus que jamais fière d’être une variation du Français. Je vais donc aller en France la semaine prochaine sans me travestir en Française du dimanche…
2. BRILLIANT!: Sérieusement, si les Français ont une tendance à la confrontation les Anglais sont des moutons! Non mais, vraiment, là il n’y a pas de commune mesure. Que votre présentation soit géniale ou complètement merdique, l’ensemble de l’audience vous dira à quel point vous étiez BRILLIANT! Par contre, si vous êtes en France, vous aurez beau être un génie, ce que vous direz sera invariablement pourri. Je croyais que les Québécois étaient allergiques aux conflits, croyez-le ou non, comparativement aux Anglais, nous sommes des êtres éminemment conflictuels. Les Anglais sont tellement polis… Moi qui aime débattre, ce n’est pas ici que je me suis éclatée…
3. INDIGNATION : Ce point n’est pas sans avoir avec le précédent. Où est l’indignation en Angleterre? J’ai beau chercher, je ne trouve pas. Leur gouvernement actuel va faire passer les frais de scolarité de 3000 £ à 9000 £ l’année prochaine. Bien que l’ensemble des Anglais trouve cette mesure inacceptable, pas de manifestations à l’horizon… Ai-je besoin de préciser que dans un cas similaire, la France serait à feux et à sang? Le Québec d’ailleurs ne se débrouille pas si mal à ce chapitre. Cette mesure aura un impact nécessairement dévastateur sur les inégalités sociales et pourtant, les moutons continu à brouter… BORDEL, indignez-vous!
4. SÉDUCTION : Bon là, on a LA différence majeure entre les Anglais et les Français. Depuis que je suis ici, je n’ai pas reçu UN compliment, PAS UN! Je ne me suis pas fait aborder par aucun gentleman, même pas perçu UN petit regard pouvant traduire un certain intérêt. ET là, ne vous méprenez pas, je ne crois pas être un prix de beauté pour lequel les hommes s’entretuent pour lui payer un verre et je ne cherche pas particulièrement à me trouver un époux. Non, pas du tout. Mais quand même! En France, être jolie est secondaire, être du sexe féminin suffit pour se faire aborder. Si tu es jolie, non seulement tu te fais aborder mais tu peux choisir!! Je croyais les Québécois handicapés de la capacité de séduire mais là, rassurez-vous messieurs, vous êtes de purs Don Juan comparativement aux Anglais.
5. LA BOUFFE : Évidemment on ne peut pas passer à côté… Est-ce que c’est vrai qu’on mange mal en Angleterre? Oui et non, il y a possibilité de trouver des trucs bien. Et côté curry, je suis comblée. Mais de là à comparer avec la France… En fait la France n’a pas que de la bonne bouffe, elle à les bonnes traditions. L’apéro, l’art de partager la table le bon vin… Vivement un bon gros repas qui s’éternise en bonne compagnie!
Voilà, c’est déjà la fin du chapitre Lancaster. Bien que ce fut une expérience hallucinante, qui sera très influente pour mes futurs projets de recherches et que j’ai rencontré des personnes vraiment charmantes, je ne peux pas dire que mon cœur saigne abondamment. Le nord de l’Angleterre c’est bien…pour trois mois! Maintenant à moi la France, l’Irlande et le Portugal. Moments historiques en perspectives : retrouvailles avec mes amis Marion et Catherine; jour de l’an à Dublin avec mes très chères amies Raf et Maude avec qui je partirai à la découverte du Portugal pour 10 jours. Une voiture + Raf au volant + Portugal = aventure.
Sur ce, je vous souhaite un très joyeux temps des fêtes et vous dis à très bientôt!
mercredi 30 novembre 2011
mercredi 23 novembre 2011
dimanche 6 novembre 2011
L'Italie sur des échasses
Après un épisode orageux impliquant une mésentente avec ma coloc et mon landlord, j’ai décidé de déménager! Sans m’étendre sur le sujet, disons qu’une certaine instabilité au niveau de l’humeur et un besoin irrépréhensible de tout contrôler ont été la source de la discorde. Bref, je suis maintenant dans le centre-ville, sur la Queen's Street (rien de moins) et c’est franchement chouette. J’habite avec trois autres personnes, deux gars, une fille. Vraiment, je m’amuse beaucoup plus en leur compagnie. Côté nouvelle, je pens
e que mon séjour prochain en Italie mérite d’être mentionné. Ma superviseure a réussi (pas sans égratignure) à me dénicher une place au sein du workshop sur les inégalités sociales de santé qui se tiendra le 5-6-7-8 décembre prochain à Bellagio, au nord de l’Italie. Il s’agit là d’un événement m-a-j-e-u-r. Je serai probablement la seule étudiante à y assister. Vraiment, des fois, je me demande comment j’ai bien pu aboutir ici. Complexe de l’imposteur vous dites?
Ma vie à l’anglaise suit son cours. Je bois de la bitter, j’évite les fish’n chips et j’hésite à arborer le costume féminin national : très mini jupe et talons très hauts. Et quand je dis talons très hauts, je parle ici d’un enjeu de santé publique. Carrément, permettre la vente de ces chaussures sans exiger le port du casque est une aberration de la part de l’État. Je pense à soumettre le sujet à Bellagio. Ou encore, appeler directement David Cameron. De ce que j’en sais, c’est le genre d’enjeu auquel il pourrait être intéressé. Tout comme nous les Anglais son plutôt mal foutus en terme de premier ministre.
En sommes, tout se passe bien. Je ferai ma première présentation en anglais la semaine prochaine. Paraître intelligente dans une autre langue que la sienne est avant tout un exercice d’humilité, j’en suis maintenant convaincue. Fronts plissés et sourires compatissants seront au rendez-vous. Je pense peut-être porter le costume national pour faire diversion. Parler des difficultés conceptuelles reliées à l’évaluation des pratiques communautaires au Québec en mini-jupe sur des échasses me semble un moyen honnête de rendre ma présentation un peu plus intéressante. La période de questions sera destinée à débattre des avantages (ou non) de l’utilisation de crèmes anticellulites. Oui, changer le monde est mon seul objectif.
Là-dessus, je vais aller vivre les derniers instants de ma vingtaine en écoutant du Charles Aznavour. Ce qui est en soi l’équivalent de s’automutiler. Hier encore…
dimanche 2 octobre 2011
Des moutons à Belgrade
Ce que j’allais vous écrire il y a une semaine :
« Bon, démystifions tout de suite un mythe persistant sur l’Angleterre : est-ce que c’est vrai qu’il pleut tout le temps? Eh bien oui! Oui, oui, oui, et re-oui. En fait non, depuis que je suis arrivée il y a une journée où il n’a pas plu. Mais en fait, je ne peux le certifier, je ne me suis pas levée la nuit pour le vérifier. Bref, y mouille souvent! Même quand il fait soleil, il pleut! Ca fait de beaux arcs-en-ciel, mais bondance! Y’a tu moyen de garder mon brushing intact? Hé ben non. »
J’imagine que le conseil de la température du nord est de l’Angleterre a entendu mon appel car depuis une semaine, on a que du soleil et 25 degrés. Du quasi jamais vue à Lancaster, même en été. Alors, je retire tout ce que j’ai dit et je le ressors la semaine prochaine. Sinon, mon stage est commencé, tout va assez bien. Je me sens dans mon élément, ha ça oui. J’ai découvert qu’une loi régissait tous les locaux des départements de santé publique au monde : la vétusté. Le plus accablant dans cette histoire c’est que l’entièreté de l’université a été rénovée. Ne reste qu’un pavillon à rénover : le mien. Ça a l’avantage de me faire voyager, j'ai l'impression d'être en 1999 et de vivre à Belgrade. J’exagère un peu et de toute façon, je ne suis pas là pour me prélasser dans des chaises orthopédiques, je suis là pour travailler au côté des chercheurs les pluuuus notoires de ce monde. Sérieusement, je suis vraiment choyée, ma superviseure est absolument géniale, bien que je me sente comme un apprenti cuisinier qui doit élaborer le menu du (feu) El-Buli. Coté « Caro apprend l’anglais » je régresse. Réellement. Si quelqu’un peut m’expliquer, merci de le faire. Néanmoins. je me suis trouvé quelqu’un pour corriger mes textes; un professeur de management Trinidadien, Anglais d’adoption, semi-retraité qui souhaite apprendre le français. Un échange de service bien agréable qui s’est fait totalement par hasard. Sinon, à la maison, ça va à merveille. J’ai maintenant intégré la tradition « pub » du jeudi soir. Effectivement, chaque jeudi au pub du coin, il y a un quizz durant lequel la propriétaire nous sert de très grosses patates frites et de sandwich au jambon. Pour moi le défi du quizz réside davantage dans la compréhension des questions que dans les réponses elles-mêmes. Ça va quand même un peu mieux qu’il y a d
eux semaines : je reconnais que c’est de l’anglais. Premier pas de fait.
Moment intéressant à venir : séminaire à Manchester mercredi prochain où j’aurais l’occasion de rencontrer un chercheur bien réputé et auprès duquel je pourrais m’humilier en tentant d’expliquer laborieusement mon projet de recherche à deux balles. Je tiens à préciser que je vis depuis deux semaines un exercice d’humilité continuel.
Chose accomplie : j’ai mangé mon premier Fish’n chips. J’ai encore besoin de temps pour résumer mon expérience. Je crois que le mot friture en fera partie.
Sujet à venir : Est-ce vrai que les Anglais mangent mal?
L’Angleterre en photo : vous avez en marge de ce message le paysage qui m’accompagne chaque matin (depuis qu’il fait beau dison) sur la route pédestre qui me mène à l’Université. Je ne suis définitivement pas à Belgrade.
lundi 12 septembre 2011
Dodo, vent et accent

Je suis finalement rendue! Le voyage était quand même plutôt long (en tout 15hrs!) et je n’ai pas dormie du voyage, enfin j’ai un peu somnolé, mais rien de reposant. L’hôte de la maison, Graham, a été très gentleman. En fait, il l'a été du peu que nous avons échangé, car dès que je suis arrivée je me suis couchée ( 17h) pour me relever que le lendemain à 9hrs. Il ne s’est pas encore plaint que je faisais trop de bruit. Pour bien vous décrire mon nouveau milieu de vie, je vous invite à fermer les yeux, pensez à quelque chose qui correspond à l’image de ce que vous pensez qui est est british, ajouter du vent et voilà, c’est Lancaster. Oui le vent, car un ouragan frôle la région. Même comme j’ai survécu à Irène, je suis quand même sortie faire mes courses à pied aujourd’hui! Expérience éprouvante. Pas pour le vent, non, mais pour l’anxiété qu’elle a générée. Si mon hôte est fort bien compréhensible avec un joli petit accent toujours british, c’est probablement parce qu’il est psychologue pour enfant. En d’autres mots JE-NE-COMPREND-RIEN. J’ai du faire répéter 3x à la caissière la question « Do you need a bag? ». Pourtant, j’ai vérifié, la région du Lancashire est bel et bien anglophone. BONDANCE. Le début de mon stage est la semaine prochaine, priez mes amis, priez. Sinon, mon nouvel environnement m’a l’air bien agréable, mais encore là, je n’ai ouvert qu’à demi mes yeux de peur de perdre mes lentilles. Il me tarde de manger des fish’n chip (il y en a à tous les deux coins de rue) et de boire une bière dans un pub (il y en a à tous les coins de rue). Je vous fais signe quand ça sera fait! Bisous!