mercredi 30 avril 2008

Trois filles au Pays Basque

Vous saviez que les origines du nom de famille de ma maman sont Basques (ma maman s’appelle maman Bastrash)? Sûrement pas! Et moi, en quête d’identité profonde, je suis allée sur la route de mes ancêtres, en espérant retrouver une parcelle d’explication à ma très chère existence. Je n’ai pas été déçue! En fait, le Pays Basque couvre une partie du sud-ouest de la France et une partie du nord-est de l’Espagne. Parce que le destin à permis à Marion, Catherine et moi d’avoir trois jours de congé consécutifs en même temps (pour ma part, ce n’était pas si compliqué... je n’avais toujours pas de boulot…), nous somme parties à la découverte du Pays Basque espagnole soit San-Sébastian et Bilbao. Avec l’espagnole semi-fonctionnel de Catherine et mon semi-fonctionnel espagnole, nous avons réussi à nous faire comprendre… mais de là à comprendre, on n’en est pas encore là. Il semble que les Espagnoles soient dotés d’un accélérateur de débit dès la naissance. Leur mode lent est en quelque sorte le débit d’un encanteur. San-Sebastian est tout simplement magnifique, à seulement 3hrs de Bordeaux, le dépaysement est garanti. Un mot : tapas. Pour les gourmands, il est difficile de résister à tant de choix. À moins d’être un tantinet raisonnable, vous risquez de vous faire éclater le ventre. Notre chère Catherine a tenté l’expérience, Marion la suivant de près. Tant qu’à être là, nous sommes allées faire un brin de culture à Bilbao, au musée Guggenheim (ne vous sentez pas cons, je ne le connaissais pas avant moi non plus…). Bonne idée puisque le temps était médiocre. Nous avons fait une bonne partie de côte basque espagnole et c’est le coup de foudre, je vous assure. Toujours en quête d’identité, j’ai appris que les Basques ont des origines génétiques et linguistiques qui n’ont jamais été liées à d’autres peuples… en fait la question « d’où viennent les Basques » n’a jamais encore été élucidée. Ils ont une génétique et une langue, unique. Wow, maman, tu te rends compte qu’on est des êtres uniques?? Pour tous ceux qui se demandaient qu’est-ce qu’on pouvait avoir de plus que les autres et bien maintenant on sait, nous avons des origines basques!

De retour à Bordeaux, j’ai multiplié les efforts pour trouver du boulot, qui est cette fois un peu plus difficile à trouver. Mais ne vous en faites pas, je suis de retour sur le marché, je vendrai des chaussures!

Petite parenthèse, vous vous souvenez de l’histoire du pigeon semi-mort de Marion? Tout le monde a, j’imagine, trouvé cette histoire horrible et bien, moi il m’est arrivé pire!!! Mais vraiment pire! J’ai été la première témoin d’un accident voiture-piéton, le piéton ayant atterri à mes pieds, la tête fracassée sur le garde-fou. Si vous avez suivi des cours de secourisme ou même, si vous avez moindrement de bons sens, vous savez que lors d’un accident il faut garder son calme. Le français semble ignorer cette règle d’or. Le jeune homme gisait par terre, semi-conscient, un Français se met à courir dans tous les sens en hurlant qu’il était mort, un autre français se précipite sur le conducteur pour le traiter d’assassin. Pendant ce temps, je tente d’arrêter la circulation pour éviter que le jeune homme se fasse frapper de nouveau. C’est à ce moment que j’ai compris que la mode bordelaise peut être interprétée de plusieurs façons. J’avais ce jour-là une magnifique robe ballon qui, je tiens à le préciser, me va très bien. Une gentille dame vient me prendre par le bras et me dit avec attention « Dans vote état Madame, vous ne devriez pas rester dans la rue, c’est dangereux pour le bébé…. ». J’ai donc ramassé les feuilles du jeune homme éparpillé dans la rue (on a de ces réactions des fois…), les ai mis dans son porte-document, je l’ai déposé à côté de lui et je me suis en allée, les secours sont arrivés et les Français ont continué de s’énerver. Une pensé pour ce jeune homme, en espérant qu’il y ait eu plus de peur que de mal.

San-Sebastian












Bilbao, musée Guggenheim


lundi 7 avril 2008

La grosse vie


Et bien, tout un séjour! France est maintenant repartie et moi je dors depuis…OUF! C’est ce qu’on l’on appelle optimiser le rendement! Nous avons commencé par un petit cours de vin à St-Émilion où France a appris à détecter le goût de la rhubarbe. France a aimé le cours de vin mais a trouvé déplorable de cracher de si bons vins. Pour remédier à la situation, elle a « oublié » ses notes dans la classe et est allée finir les fonds de coupes… Le hasard fait bien les choses, en allant faire l’épicerie, alors que j’achetais du pain, j’entends mon France s’exclamer en bon québécois « BEN VOOUÈÈÈÈYONS DON! », je me retourne me demandant franchement à qui France peut bien s’adresser parce qu’elle n’est pas supposée connaître personne, et c’est à ce moment que Bel, ami de l’UQTR apparaît du haut de ses 6p6. Comme par hasard, il habite à Bordeaux pour un petit moment. Génial puisque j’ai dû travailler et Bel à pris le relais pour faire découvrir Bordeaux à France. Une fois le boulot terminé, la virée à Paris s’imposait. Imaginez un instant que vous avez en même temps à un changement d’heure (que vous avez oublié), un marathon qui vous empêche de prendre le tram pour vous rendre au train qu’en plus, la borne de billet ne veut pas vous donner vos billets 4 min avant le départ. Les probabilités étant ce qu’elles sont, vous risquez assurément de rater votre train. Et bien nous pas! Contournant les obstacles avec l’énergie du désespoir, nous avons envers et contre tous, pris ce satané train, ayant pour conséquence un allongement facial de notre amie France. Nous avons juste apprécié davantage le voyage… et quel voyage! Auberge de jeunesse dans le coin qui craint de Paris, visite de TOUTES les attractions (ce qui se fait en 1 semaine, mais pour nous 2 jours), repas payé par Parisiens qu’on ne connaît pas, souper au pied de la tour Eiffel et tant d’autres moments délicieux. Que du bonheur. Nous avons terminé le séjour de France en France par une petite visite à l’océan, au soleil. Retour aux choses normal, France et repartie, je dois rechercher du boulot et dormir, surtout dormir…

France en France




Nantes et Pornic




St-Brévin-l'océan et Guérande




La Rochelle, Nantes et Pierre Lapointe

Comme Marion est maintenant Rocheloise, je me suis permis d’aller la visiter dans son coin de paradis. Et comme Pierre Lapointe était en spectacle ce week-end-là, il était assuré que je me rende sur place! Comble de malheur, il n’y avait plus de place disponible une semaine à l’avance… L’avantage d’avoir une amie journaliste est qu’elle peut vous avoir des billets à la dernière minute juste en mentionnant le nom de son journal. Nous nous sommes donc retrouvées à la deuxième rangée, au pied de Pierre. Ce qu’il y a de plus ahurissant dans toute cette histoire, c’est que c’est MA Marion qui a eu l’honneur de faire le billet sur Pierre Lapointe! Elle a donc eu le plaisir de discuter tranquillement avec lui au téléphone. Le spectacle a été génial et Pierre a véritablement des fans aussi finis que Marion et moi en France. La Rochelle c’est très beau même par temps de merde! Oublié le brushing là-bas, peine perdue, le vent et l’humidité s’occupent de faire revenir le naturel. Après cette petite escapade, petit tour à Nantes plus au nord de la France, vois mon amie Pauline qui a séjourné un an au Québec. Pauline a bien pris soin de moi, m’a fait visiter son coin de pays, qui n’est PAS la Bretagne, mais juste au-dessous (j’avais annoncé en grandes pompes que j’allais visiter la Bretagne…), nous avons fait un petit tour à l’océan et hop! je devais reprendre le train afin d’être au poste pour accueillir France. J’adore toujours mon Bordeaux, mais en sortir une semaine me fait l’apprécier davantage.