mercredi 24 octobre 2007

Patati et patata


Il y a déjà (pratiquement) 2 mois que je ne travaille pas. Et pourtant, je ne m’ennuie pas! Les deux dernières semaines ont été très tranquilles, histoire de me remettre de ma grippe allemande. J’avais dit que je commencerais à chercher du boulot, effectivement j’ai commencé. Bon ce n’est parce que je n’ai pas envoyé aucun CV pour le moment qu’on peut appeler cela de la procrastination. Ha pis oui, je procrastine. Que c’est bon! J’ai tout de même « francisé » mon CV (il semble qu’on ne le comprenait pas…), regardé les possibilités d’embauche et regardé des films (je sais, ça, ça ne m’aidera pas à me trouver du boulot mais c’est tellement agréable!). J’ai toutefois désigné le travail de rêve que je voulais obtenir. En fait, je dois l’idée à Mme Francine Therrien, pilier de l’urgence sociale de Québec (SALUT FRANCINE!!). Lors d’une conversation, bien adossée sur le cadre de porte du bureau de Francine, nous avions convenu que LE plus beau métier du monde était….déchireuse de billet de cinéma. A-T-A-B-O-Y. Imaginez la scène : « Bonsoir! Ha! Dirty dancing! Quel bon film… Patrick Swayze, l’homme qui danse… Excellent choix! Salle 4 à votre droite, bonne soirée! ». Vous voyez, j’ai ça dans le sang. Merci Francine pour ce tuyau, je tenterai de faire honneur à nos conversations! Je ferai une application au cinéma au coin de ma rue dès…heu…demain…ou après-demain…hihi. Autre sujet, nous sommes allées en fin de semaine voir les parents de Marion à Blaye, dans leur magnifique maison de campagne. Mmmmmm, c’était délicieux, et ce, dans tous les sens du terme. De l’air, du vélo, des vignes, l’estuaire et surtout, la succulente cuisine de maman Pignot. Digne d’un restaurant huit étoiles, maman Pignot nous a concocté, ma foi, les meilleurs trucs que j’ai mangés depuis que je suis arrivée en France (et ce n’est pas peu dire, j’ai beaucoup mangé!) Découverte de l’année sans doute, le foie gras de canard poêlé avec confiture d’oignon (évitez d’en manger si vous avez une tendance au cholestérol). Une merveille du monde. Je crois que maman Pignot devrait figurer dans les incontournables du Lonely Planet France. Bref, les parents de Marion sont vraiment sympathiques et nous ont fait passer un week-end de rêve. Voilà donc, c’était les non-nouvelles de la France, je vous laisse, je vais faire quelques longueurs à la piscine, car qui dit « canard » dit « nage si tu veux mettre des cuissards ». Pouahahahah, la bonne blague… Bisous!

La fin de la coupe du monde


J’ai oublié de vous dire que la coupe du monde de Rugby était terminée. C’est dommage car ça donnait toute une ambiance dans la ville. C’est l’Afrique du Sud qui a remporté la coupe, en finale contre les Anglais qui avaient préalablement éliminé la France en demi-finale. Laissez-moi vous expliquer quelque chose. En France, le sport, c’est du plus que sérieux. Lors de ce terrible match France-Angleterre, j’ai découvert que la notion de partisan avait une connotation plus particulière pour les Français. Déjà, l’atmosphère de l’avant match était explosive, les Français et leur légendaire humilité se voyaient déjà champions du monde. Au début du match, lorsque j’ai vu Marion pleurer durant la Marseillaise, j’ai compris qu’on était ailleurs (avez-vous déjà pleuré ou vu des gens pleurer durant le « Ô Canada » à un match du canadien?). À la fin du match, lorsque j’ai vu des gens pleurer dans la rue, j’ai définitivement compris qu’ici, le sport, c’est intense. Les journalistes sportifs trouvent même le moyen de faire des parallèles entre le rugby et la poésie. Je cherche encore le lien... L’ours que vous voyez sur la photo, c’est Sébastien Chabal, LE joueur, je dirais même l’icône de l’équipe de France. Un ogre. Je vais m’ennuyer de ça moi, les rugbymen…

dimanche 14 octobre 2007

L'Allemagne

Me voilà de retour de 10 jours passés en Allemagne. Quelle merveilleuse expérience! Tout d’abord, comme par magie, je me suis rendue à destination n’y allant que de mon instinct (euh…). N’ayant jamais pris le train (ha oui, peut-être une fois en pré-maternel, en compagnie de ma maman), je devais deviner comment il fonctionnait. Pas évident, tout est en allemand (vous saviez que je ne comprends rien de l’allemand?). C’est à ce moment qu’interviennent les Allemands. N’ayant comme image de l’Allemagne que des vidéos de la deuxième mondiale visionnées dans mes cours d’histoire, j’avais l’impression que les Allemands pouvaient être un peu froids…Découverte majeure, j’ai rarement vu des gens aussi accueillants. Premièrement, je n’ai à peu près jamais eu à transporter mes bagages, il y avait toujours un Allemand pour le faire à ma place, tel un preux chevalier. Par la suite, les gens semblaient prêts à manquer leur propre train pour s’assurer que j’allais bien prendre le bon. Les Allemands parlent à peu près tous 4 langues, je me pouvais donc me faire très bien comprendre en anglais. Bref, après trois heures d’avion et quatre heures de train, me voilà rendue à Konstanz. Konstanz, ça sent bon, c’est propre et c’est calme. Mais par-dessus tout, c’est beau! C’est une petite ville étudiante collée sur la Suisse (pour vous dire, nous sommes allées en Suisse à pied faire quelques courses…), dont la principale attraction est un immense lac. Absolument délicieux. Stefanie, mon amie allemande, m’a accueillie comme une reine et m’a fait des spécialités allemandes tout le long de mon séjour. Je ne pourrais pas vous dire les noms, mais c’était très bon. Dix jours, ça passe vite! Nous avons tout de même eu le temps d’aller à l’Oktoberfest à Munich (voir le prochain mémo). Le retour de Munich fut plus difficile que prévu, (ou peut-être l’Oktoberfest fut plus difficile que prévu), j’ai depuis mon retour de Munich, une très grosse grippe allemande (elle est mauvaise cette année, il paraît). J’avais prévu d’aller à Zurich, mais mon plan est tombé à l’eau lorsque j’ai dû dormir quinze heures de suite pour être en mesure de me lever. Mais bon, j’ai pris le temps de bien visiter Konstanz, de passer du temps avec Stéfanie et surtout, de rencontrer beaucoup de gens. Je n’ai pas vu énormément l’Allemagne, mais je l’ai vécue! J’aimerais beaucoup y retourner pour aller au nord, voir Berlin en particulier. Il y a seulement un mois que je suis partie, j’ai encore le temps! Mais pour le moment, mon plan prioritaire est de trouver du travail. Au boulot Caro!

Konstanz




L'Oktobertfest


Il est difficile de décrire l’Oktoberfest. Il semble qu’à l’origine ce soit une fête pour célébrer l’arrivée de l’automne. Cette fête semble aussi une gigantesque manifestation de la culture traditionnelle allemande et est par le fait même, l’endroit où il se consomme le plus de bière en très peu de temps! Tous comptes faits, c’est une expérience absolument unique. Comme mentionnée précédemment, la générosité allemande nous a permis de trouver un endroit pour dormir à Munich. Le frère du coloc à Stefanie nous a accueillies. Nous a accueilli, nous et 15 autres personnes! Des Allemands principalement, venant des quatre coins du monde. Très intéressant comme rencontres. Le début de la journée se fait à 06h00 avec le déjeuner traditionnel : saucisse blanche, bretzel et…bière! 07h00, nous sommes devant la tente habillées de la robe traditionnelle. Les portes s’ouvrent, il faut courir pour réserver des tables. Un peu fou. 9h30, ils commencent à servir la bière. L’ambiance est très festive à l’intérieur, tout le monde debout sur les tables et ce, jusqu’à la fermeture de la tente, 23hrs. Deux issues sont possibles à la fin de cette journée : se battre avec son voisin ou l’embrasser langoureusement. J’ai donc choisi de me battre! Hahahaha. Sans blague, j’aurais pensé qu’autant d’alcool (on y sert la bière à coup de litre...) donnerait lieu à de nombreux affrontements testosterono-alcoolisés. Hé bien, non. L’ambiance est avant tout à la convivialité. Toutefois, les dames doivent tout de même porter attention à leur popotin lors des déplacements. Certaines mains s’égarent…En femme libérée que je suis, je me suis évidemment offusquée! Mais au milieu de 6000 personnes, aussi bien s’offusquer toute seule… Sincèrement, je ne crois pas qu’il est possible de bien décrire ce qu’est l’Oktobertfest. Là encore, la chose que je retiens c’est à quel point les Allemands sont agréables, conviviaux et généreux. Ce fut une journée folle et un peu dure sur le système. Là-dessus, je vais me coucher pour soigner mon rhume! Tschüs!

Une parcelle de l'Oktoberfest

lundi 1 octobre 2007

Un dimanche sur les quais


À chaque fois que la France joue, toujours autant de gens se réunissent au village sportif pour voir le match de rugby sur grand écran. On n’est même pas encore en quart de finale… La France l’a évidemment emporté 164 à –15 (ou qqch comme ça) contre la Géorgie. C'était la fête! Allez les Bleus! Allez les Bleus!